Le métré d’une toiture-terrasse se dicte au fil du parcours : les m², les ml de relevé, les tonnes à descendre.
Dès 29 € HT/mois. L’essai s’ouvre sur cinq devis IA et trois aperçus, carte bancaire non demandée.

Deux devis d’étanchéité peuvent porter la même surface sans chiffrer le même chantier. Ce qui les sépare, c’est le linéaire de relevés, la hauteur exécutée en tête de chaque acrotère et l’épaisseur de protection à descendre. Vous dictez ces quantités en parcourant la terrasse, point bas après point bas, et chaque poste part se ranger avec sa hauteur et son unité. Ni un plan de masse ni une vue aérienne ne portent ces trois données-là.
Un tour de terrasse, annoncé à voix haute
« Terrasse inaccessible de 480 m² sur maçonnerie, protection gravillons, acrotères sur trois côtés, deux points bas à moignon tronconique, un lanterneau à costière, membrane et isolant à sonder. »
Ce qui se range dans le brouillon, dans l’ordre du parcours :
- Partie courante en bicouche élastomère SBS : 480 m², pare-vapeur sur EIF et isolant support à part
- Relevés sur acrotère : au ml, la hauteur exécutée portée côté par côté
- Entrées d’eaux pluviales à moignon tronconique (2 u), platine soudée et crapaudine comprises
- Costière de lanterneau (1 u), en point singulier et non au m²
- Dépose de la protection gravillons : à la tonne, l’épaisseur sondée commandant le tonnage
Ce que le carottage seul peut dire ne s’invente pas : le nombre de couches sous les gravillons et l’état de l’isolant restent en question ouverte. Le brouillon vous attend avec ces deux lignes ; c’est vous qui les fermez.
Ce qu’un devis de toiture-terrasse compte au ml, à l’unité et à la tonne
| Poste | Unité | Ce qui se compte à part |
|---|---|---|
| Relevés sur acrotères et costières | au ml de relevé, hauteur relevée acrotère par acrotère | l’équerre de renfort, l’arrêt en tête par solin ou engravure |
| Partie courante | m² de complexe : pare-vapeur, isolant support, revêtement | chaque couche sur sa ligne, l’isolant support sous Avis Technique |
| Rehausse d’acrotère ou de costière | au ml, dès que la hauteur utile descend sous 15 cm | l’arrêt en tête repris au-dessus d’elle |
| Entrée d’eaux pluviales à moignon | à l’unité, par DN 80, 100 ou 150 et par géométrie | la platine soudée, la crapaudine, la descente en aval |
| Trop-plein de sécurité | à l’unité, en traversée d’acrotère | obligatoire dès qu’un point bas n’a qu’une évacuation |
| Point singulier | à l’unité et par type | costière de lanterneau, sortie de VMC, fourreau, potelet |
| Dépose de la protection gravillons | à la tonne, sur l’épaisseur sondée | les rotations de bennes, les journées de monte-matériaux |
| Dépose du complexe existant | m² et nombre de couches, prix ventilé à la couche | l’isolant gorgé d’eau : autre volume, autre filière |
| Sondage destructif, carottage | à l’unité, répartis sur la surface | le rebouchage, le compte rendu photo au client |
| Permis de feu | au forfait, par zone soudée | la ronde de surveillance de deux heures après extinction du chalumeau |
Cinq centimètres de gravillons font quarante tonnes
La protection lourde se pèse, elle ne se mesure pas. Cinq centimètres de gravillons roulés pèsent de 75 à 85 kg au mètre carré : sur une terrasse de 500 m², cela fait de l’ordre de 40 tonnes à trier, charger, descendre au monte-matériaux et évacuer en filière. Le nombre de journées suit ce tonnage et non la surface : deux terrasses de même superficie ne se déposent pas dans le même temps si l’une porte 4 cm de protection et l’autre 8.
Le devis préparé affiche donc l’épaisseur mesurée au sondage, la masse volumique retenue (1,5 à 1,7 t/m³), le tonnage qui en découle et les rotations de bennes. Le client lit un calcul au lieu d’un forfait, et l’unité joue dans les deux sens : un sondage qui donne 3 cm au lieu de 5 fait baisser la ligne.
Le second piège est en haut du mur. La surépaisseur du nouveau complexe monte le niveau fini : un acrotère qui offrait 18 cm au-dessus de l’ancienne protection n’en offre plus que 12. La rehausse se calcule sur l’épaisseur d’isolant que le client a demandée, et la chiffrer devant lui l’empêche de la lire comme un supplément inventé.
La surépaisseur mange la hauteur de relevé : NF DTU 43.5 (NF P 84-208), réfection
Sur une réfection d’ouvrage d’étanchéité en place, avec ou sans dépose du complexe existant, le NF DTU 43.5 demande que la hauteur utile des relevés soit rétablie : la surépaisseur du nouveau complexe la réduit mécaniquement. Le seuil à retrouver est celui du NF DTU 43.1, soit 15 cm au-dessus de la protection en partie courante. En dessous, la rehausse d’acrotère ou de costière se chiffre au ml, équerre de renfort et arrêt en tête repris avec elle.
Sur la ligne, cela donne un ml de rehausse par acrotère qui a perdu sa hauteur, arrêt en tête compris : le poste que l’épaisseur d’isolant demandée entraîne mécaniquement, et que le devis d’en face n’a pas chiffré.
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Questions fréquentes
Mon client demande une mise en eau pour vérifier que la toiture tient : est-ce que je la lui dois ?
Seulement si elle est prévue aux documents particuliers du marché, et si la pente et le support la permettent. L’épreuve par mise en eau n’est pas un dû : quand elle est prévue, elle figure en forfait optionnel : remplissage de 24 h minimum, niveau arrêté 5 cm sous l’arase du relevé le plus bas, procès-verbal joint. Ce qui est exigible, c’est le nombre et la section des évacuations : deux dispositifs par surface collectée, ou un seul complété d’un trop-plein (NF DTU 43.1) ; la section s’établit sur la surface drainée par chaque point bas, au débit de calcul de 3 l/min/m² (NF DTU 60.11 P3).
Pourquoi une réfection ne se chiffre-t-elle pas à la surface déposée ?
Parce que ce qui se dépose n’est pas une surface, c’est un empilement. Sous les gravillons, des décennies de reprises ont pu laisser une couche ou trois, et le prix se ventile entre première couche et couche supplémentaire. L’isolant gorgé d’eau part en poste distinct de celui de la membrane : autre volume, autre filière, autre cadence de descente. Le NF DTU 43.5 demande d’ailleurs que la décision de conserver ou de déposer l’ancien complexe soit motivée par les sondages, jamais prise par défaut. Un prix de dépose unique au m², établi à la visite, ne décrit pas l’ouvrage qui sera exécuté.
Sur une membrane PVC-P ou TPO, que cite le devis puisque aucun NF DTU ne couvre les procédés synthétiques ?
Ce qui s’applique pour ces procédés : la référence de l’Avis Technique ou du DTA en cours de validité, avec son domaine d’emploi. Les NF DTU de la série 43 traitent des revêtements bitumineux et de l’asphalte ; un PVC-P, un TPO/FPO, un EPDM ou un système d’étanchéité liquide relèvent d’un Avis Technique, une toiture-terrasse végétalisée des Règles professionnelles ADIVET-CSFE. Écrire « NF DTU 43.1 » sur une membrane synthétique est une faute que votre client ne verra pas, mais que son maître d’œuvre relèvera. Le devis porte donc la référence du procédé retenu ; et là où rien n’encadre l’ouvrage, il le dit.
Jusqu’où mes réserves sur le support tiennent-elles quand la toiture n’est pas encore ouverte ?
Elles tiennent d’autant mieux qu’elles sont écrites tôt et adossées à un texte. L’étancheur hérite d’un support qu’il n’a pas coulé, et le NF DTU 20.12 donne la liste sur laquelle appuyer chaque réserve : pente exécutée dès le gros œuvre et dirigée vers les évacuations, acrotère équipé d’un becquet et d’un larmier, engravure à la hauteur requise, réservation percée au point bas réel. La réserve est datée, nominative, jointe au devis avec les photos prises depuis la terrasse. Écrite au devis, elle situe la responsabilité entre le gros œuvre et vous ; formulée après le sinistre, elle ne pèse plus rien.
La facturation électronique est en vigueur depuis le 1er septembre 2026.
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